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L'allaitement







L'ALLAITEMENT

La Consultation d'experts de l'OMS recommande l'alimentation au sein exclusive pendant six mois puis l'introduction d'aliments complémentaires et la poursuite de l'allaitement. Cette recommandation vaut pour des populations dans leur ensemble.

Les bienfaits de l'allaitement maternel

Pour les enfants :

- le lait maternel est toujours adapté aux besoins de l'enfant et adapté à son système digestif. Le lait maternel contient tout ce qui est nécessaire au développement de l'enfant : protides, lipides, glucides, acides gras essentiels, vitamines, sels minéraux en quantité suffisante et répartie de façon équilibrée. La composition de lait s'enrichit en cours de tétée et se modifie avec l'âge pour satisfaire ses besoins nutritionnels croissants.

- allaiter, c'est transmettre ses anticorps à son enfant et donc le protéger contre les maladies : on observe une diminution des maladies (les affections respiratoires, otites, gastro-entérites, méningites) mais aussi une diminution du risque d'allergies (allaitement maternel exclusif jusqu'à 6 mois minimum)

- allaiter, c'est économique et facile : pas de lait en poudre / biberons / stérilisateur etc à acheter, le lait est toujours prêt, à bonne température quelque que soit l'heure et l'endroit

- allaiter protège l'enfant de la diarrhée

- allaiter permet de diminuer le risque d'obésité (pour l'enfant en tous cas, pour l'adulte la polémique subsiste), de diabète, d'hypertension, d'artériosclérose

- allaiter diminue coliques et régurgitation

Pour la maman :

- allaiter provoque des contractions de l'utérus qui aide l'utérus à reprendre sa taille initiale

- allaiter provoque la sécrétion d'hormones favorisant le sommeil de la maman

- allaiter aide à diminuer le risque de certains cancers (cancer du sein)

- allaiter retarde le retour de couche et protège ainsi la mère d'une carence possible en fer (anémie)

Le retard français

La France affiche un retard considérable en matière d'allaitement maternel : on estime que 47% des femmes allaitent leur bébé à la sortie de la maternité (c'est-à-dire de 3 à 8 jours après l'accouchement en moyenne) et cette proportion diminue fortement au fil des jours : moins de 10% des femmes allaitent leur enfant après 3 semaines.

A titre de comparaison, la Suède est passée de 30% de taux d'allaitement à 95% en 20 ans. En Norvège, 98% des femmes allaitent leurs enfants à la naissance, 80% continuent à allaiter leur enfant à 6 mois et 46% à 9 mois. La Suisse est à 92% d'allaitement, l'Allemagne à 85%, l'Italie 75% et le Royaume Uni 70%.

De nombreux facteurs contribuent à diminuer le taux d'allaitement maternel :

- séparation de la mère et de l'enfant dans les minutes suivant la naissance, allaitement à heure fixe, biberons de compléments, séparation de la mère et de l'enfant la nuit, manque de conseils sur les positions, incitations à abandonner l'allaitement en cas de difficultés de mise en place, évaluation du poids du bébé sur des courbes de poids faîtes pour des bébés nourris au biberon (poids inférieur aux courbes ? inquiétudes sur la qualité du lait)

- la "perte" de cette habitude depuis des décennies : jusqu'au milieu du siècle, l'allaitement faisait partie de la vie quotidienne. Les jeunes femmes voyaient leurs mères, tantes, cousines allaiter et pouvaient facilement obtenir des conseils. Mais les femmes de notre génération, nées en plein essor du lait industriel, n'ont pas l'habitude de voir des mères allaiter, sont influencées par la culture biberon et reçoivent des conseils de la part de personnes n'ayant jamais allaité ... L'allaitement est plus souvent choisi et réussi quand les mamans ont déjà eu l'occasion d'observer leur entourage allaiter.

- les doutes sur les capacités à allaiter : il n'est pas rare d'entendre que si une femme n'allaite pas, c'est parce qu'elle n'a pas de lait, ou pas en quantité suffisante ou qu'il n'est pas assez nourrissant. De telles affirmations sont quasi toujours erronées (cette pathologie n'affecte qu'un pourcentage infime de femmes) mais pédiatres, puéricultrices et même notre entourage continuent à véhiculer cette idée. "Avez-vous fait analyser votre lait ?" , "Quelle quantité lui donnez-vous ?" , "Pesez le avant et après chaque tétée" sont autant de petites phrases insidieuses

- le manque de formation des personnels soignants sur l'allaitement : ils reçoivent souvent une meilleure formation sur la stérilisation et la préparation des biberons que sur l'allaitement

- les discours discordants : rien de pire pour désorienter une jeune maman face à un problème que d'entendre des conseils contradictoires ...

- la reprise précoce du travail : beaucoup de pays nordiques offrent un congé maternité plus long ou incitent les mères à prendre un congé parental (mieux rémunéré et plus long qu'en France)

- le manque d'initiatives dans les maternités pour favoriser l'allaitement maternel : cf l'IHAB

- l'influence des industriels sur les maternités : soutien financier aux maternités (via des associations : les subventions accordées permettent d'acheter du matériel, former le personnel, etc), menace d'arrêter de soutenir ces maternités si le taux d'allaitement au sein est "trop" élevé, distribution de publicités, bons de réductions malgré l'interdiction existant de distribuer des cadeaux promotionnels aux maternités.

Quelques conseils pour bien démarrer l'allaitement

La mise en place de l'allaitement est une période délicate : les premiers jours sont cruciaux. Si vous souhaitez allaiter votre bébé, renseignez-vous un maximum sur l'allaitement AVANT afin de pouvoir faire face aux différentes difficultés que vous pourrez rencontrer. Et surtout ayez confiance en vous.

Pour favoriser l'allaitement il convient de ne pas séparer la mère et l'enfant. Il faut favoriser une mise au sein précoce de l'enfant (dès la première demi-heure de vie si possible) : c'est là que le réflexe de succion est le plus fort ; après quelques heures, celui-ci "disparaît" pour réapparaître quelques jours plus tard. Cette première mise au sein peut demander beaucoup de patience : il faut parfois une heure pour que l'enfant prenne le sein : avant cela, il fait connaissance avec sa mère, sent son odeur, "goûte" le téton etc. D'autres se mettent à téter immédiatement.

A la maternité, mère et enfant devraient dormir dans la même pièce : il n'y a que peu de cas qui justifient une séparation mère enfant. Si vous êtes dans la même pièce, vous allez certainement "entendre" des signes précurseurs annonçant que votre bébé a faim (changement de rythme de respiration, bruits de bouche etc), vous pourrez ainsi rapidement répondre à sa demande (avant même qu'il ne pleure) et votre bébé sera calme ... Si votre bébé est en nurserie, il risque de se passer un certain temps avant qu'un soignant ne vous apporte votre bébé : celui-ci aura pleuré quelques temps avant que le soignant ne l'amène et si votre bébé est énervé, la mise au sein peut être plus délicate.

Une bonne position est primordiale pour éviter les risques de crevasses, le mal de dos etc. Les premières tétées sont parfois désagréables, mais elles ne doivent pas être douloureuses : c'est signe que votre bébé est mal placé. Avant toute chose installez-vous dans une position confortable et veillez à bien caler votre dos ; surélevez éventuellement vos pieds. Testez différentes positions et voyez ce qui vous convient le mieux (personnellement je n'ai jamais réussi à allaiter allongée...). Surélevez éventuellement votre bébé avec un coussin ou un oreiller. Votre bébé doit être positionné tête et dos dans le même axe - collé ventre contre ventre et non le ventre vers le plafond et la tête vers votre sein.

Votre bébé prend correctement le sein si :

- il prend tout le mamelon (et pas seulement le téton)

- il a la bouche grande ouverte

- sa langue est sous l'aréole

- sa lèvre inférieure est retroussée

- vous voyez sa mâchoire et ses oreilles bouger

- vous entendez sa déglutition

Pour s'assurer que le bébé prend suffisamment de lait, vérifiez qu'il prend régulièrement du poids (sur le long terme, c'est le meilleur indicateur) en gardant en mémoire que les bébés allaités ont souvent un poids légèrement inférieur aux bébés nourris au biberon. Un bébé allaité mouille régulièrement ses couches mais ses selles peuvent être rares : passés les premiers jours, un bébé allaité peut avoir une selle par jour, comme une selle par quinzaine ... Ne soyez pas surpris ! Même si elles sont rares, les selles sont molles ou liquides, votre bébé n'est donc pas "constipé".

Inutile de peser votre enfant avant et après chaque tétée pour voir ce qu'il a pris. Oubliez également les horaires fixes de tétées. Laisser votre enfant téter autant qu'il en a envie et aussi souvent qu'il le souhaite : l'allaitement à la demande lui permettra de prendre ce dont il a besoin.

Evitez également de lui donner des compléments (eau / eau sucrée / préparation pour nourrissons) sauf indication médicale précise et sinon, évitez d'utiliser une tétine : vous pouvez demander à l'équipe médicale d'utiliser une petite cuillère, une tasse, une pipette. Il y a en effet un risque élevé de confusion sein-tétine : le mouvement de succion n'est absolument pas le même et la tétine demandant moins de travail de la part du bébé, celui-ci risque de refuser le sein par la suite.

Au début, les écoulements de laits sont fréquents : utilisez des coussins d'allaitement entre les tétées. Pendant les tétées, utilisez une coquille recueille-lait sur le sein non stimulé. NB : l'utilisation de coquilles recueille-lait entre les tétées favorise à long terme les écoulements ...

Attendez que la lactation soit bien mise en place (1 mois environ) avant d'utiliser un tire-lait. Si vous voulez faire des stocks de lait le premier mois, il est toujours possible de transvaser le lait qui s'écoule dans le recueille-lait dans un récipient (sac de congélation, boite hermétique en plastique ou bocal en verre). Vous pouvez ainsi collecter le lait sur 24 heures (en le conservant au réfrigérateur entre temps) puis le stocker - de préférence en petites quantités (50 ou 100ml). Le lait ainsi collecté se conserve 8 jours au réfrigérateur et 3 mois au congélateur.

Les poussées de croissance du bébé (autour de 7 à 10 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois et 6 mois) sont fréquemment à l'origine du sevrage des enfants encore allaités. A ces périodes là, le bébé demande plus souvent à téter : le sein étant une glande qui fabrique le lait sur demande, c'est en tétant plus souvent que le bébé augmente sa ration. Le bébé passe alors un à deux jours à réclamer "sans cesse" le sein. Après ce laps de temps, à chaque tétée, votre sein stimulé proposera plus de lait à votre enfant : la fréquence des tétées va à nouveau diminuer. Puis, lorsque plus de lait à chaque tétée arrive enfin, il retourne à une fréquence moindre de tétées. Ce phénomène est normal et il ne faut pas penser que "la maman n'a pas assez de lait" ou que "son lait n'est pas assez nourrissant" puisque le bébé veut téter "tout le temps". Inutile donc de donner alors des compléments (qui gêneront au contraire ce phénomène de stimulation - adaptation à la demande).

Les maladies sont aussi fréquemment causes d'un arrêt de l'allaitement : à tord. Renseignez-vous bien avant d'arrêtez l'allaitement : en cas de doutes, demandez conseils à des spécialistes (la Leche League par exemple) : certains médecins peuvent vous conseiller d'arrêter l'allaitement par "ignorance" ou excès de précautions. Demandez des médicaments compatibles avec l'allaitement.

L'allaitement : économique et écologique ?

Un article découvert il y a peu de temps :

Le lait maternel ne coûte presque rien :

Une légère augmentation de l'alimentation maternelle est à prévoir. Des coussinets d'allaitement (jetables ou lavables) seront utiles durant les premières semaines. Le coût global de l'allaitement maternel exclusif est évalué à 137,20 Euros pour 6 mois.

En revanche, le recours au lait de substitution revient cher aux familles :

L'alimentation au lait industriel coûte 5 fois plus cher que l'allaitement. Selon leur niveau économique, les parents consacreront entre 1,4 et 14 % de leurs ressources annuelles à l'alimentation au lait industriel, contre 0,3 à 3 % pour l'allaitement.

Selon une étude menée en 1996, l'achat de lait infantile, de biberons, de tétines, d'eau minérale et de produits de stérilisation coûte environ 650,20 Euros pour la première année. A cette somme, il faut ajouter 1 068 Euros de frais de santé supplémentaires supportés par les familles.

Et revient cher aux sociétés :

En terme de dépenses de santé ambulatoires (en médecine de ville), chaque tranche de 5% d'allaitement maternel supplémentaire permettrait une économie de 2,67 millions d'Euros par an. En diminution des hospitalisations, cela représenterait une économie de 9,90 millions d'Euros par an, au bas mot, 20 % des hospitalisations étant évitées avec l'allaitement maternel

L'abaissement de 10 % seulement des diabètes insulino-dépendants représenteraient une économie de 747 000 Euros. Un taux d'allaitement de 67% réduirait le coût des affections maternelles post-partum de 1,37 millions d'Euros et éviterait quelques 3 097 cas de cancer du sein qui correspondent à une économie de 25,10 millions d'Euros. 85% du coût de l'alimentation au lait infantile étant taxée à 5,5 %, la perte en gain de TVA pour l'Etat est estimée à 9,75 millions d'Euros par rapport à un taux d'allaitement de 33 % à 6 mois, et à 23,47 millions d'Euros par rapport à un taux d'allaitement de 67 % à 6 mois, les femmes qui allaitent ayant plus d'argent à dépenser en biens de consommation généralement taxés à 19,6 %.

Pour certains pays importateurs de lait infantile (ce qui n'est pas le cas de la France puisque le 2ème industriel du secteur est Français), le coût peut dépasser 50 % du PNB

Le lait maternel est écologique car il :

Passe directement du producteur au consommateur.
Ne nécessite aucune préparation, ni stérilisation.
N'a pas besoin d'être chauffé, donc pas de gaspillage d'énergie.
N'a pas besoin d'être dilué, donc pas de gaspillage d'eau.
Ne produit aucun déchet.

En revanche, le recours au lait de substitution contribue à la pollution de l'environnement car :

L'industrie laitière, nécessaire à la mise au point des laits infantiles, contribue au gaspillage du sol et des ressources, les fertilisants utilisés pour la culture du fourrage pénétrant les sols et polluant les rivières et les eaux souterraines. Les vaches ont besoin d'environ 10 000 m2 de pâturage chacune. Au Mexique, par exemple, un kilo de préparation lactée coûte 12,5 m2 de forêt pluviale. Les vaches à l'origine du lait polluent en raison du méthane qu'elles produisent, qui se classe au second rang parmi les gaz qui contribuent à l'effet de serre et au réchauffement de l'atmosphère. Le transport en camion du lait vers les usines de transformation puis des boîtes de lait vers les lieux de vente polluent en produisant des gaz à effets de serre. La production en usine des laits infantiles génère des dioxines qui se retrouvent ensuite à tous les niveaux de la chaîne alimentaire. Les laits infantiles doivent être dilués et gaspillent donc de l'eau qui devient une ressource à protéger. Les laits infantiles doivent être chauffés, ce qui gaspille de l'énergie (électricité ou gaz dans les pays riches, bois de chauffage dans les pays en voie de développement, contribuant ainsi à la déforestation). Leur utilisation génère annuellement de nombreux déchets : boîtes en métal, papier, biberons en plastique, tétines en silicone ou caoutchouc. Rien qu'aux Etats-Unis, si tous les nouveau-nés étaient nourris au lait industriel, il faudrait 86 000 tonnes de fer blanc pour faire 550 millions de boîtes de lait, et 1 230 tonnes de papier pour les étiqueter. L'élimination des emballages génère à nouveau des dioxines qui se retrouvent à nouveau dans la chaîne alimentaire.




 





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